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Sucre-Potosi J+171/172/173

  • 23 mars 2017
  • 7 min de lecture

Le moins que l’on puisse dire que c’est que l’on n’a pas passé une très bonne nuit dans ce bus. On a presque rien dormi à cause du conducteur quelque peu brutal et de la route relativement accidentée… Une fois arrivé à Sucre (6h du matin), nous marchons jusqu’au centre-ville mais à cause des indications foireuses de locaux nous avons eu droit à un joli détour. Nous posons enfin nos sacs dans une auberge bien sympa et on se repose un peu. Nous ressort un peu plus tard pour un copieux petit déjeuner à la canadienne : pancakes avec sirop d’érable. Après avoir repris quelques forces, on visite la ville qui est très jolie. La place centrale est très propre et accueillante, bordée de bâtiment anciens en très bon état. On se ballade jusqu’au mirador où la vue sur la ville est vraiment très belle. Il fait beau et on en profite. On continue notre petit tour jusqu’au marché central et on déguste une limonade vraiment pas chère et délicieuse. On poursuit jusqu’au parc Bolivar qui est un grand espace vert où l’on trouve une réplique miniature de la tour Eiffel ! Le soir, on part pour une crêpe au reblochon que l’on avait repérée plus tôt dans la journée. Au final, c’était l’une des plus mauvaises crêpes que l’on a mangé de notre vie ! En plus, le fromage n’était selon nous pas du reblochon. Nous n’arrivons toujours pas à croire qu’ils se prétendent crêperie… On termine notre repas par un bon plat de lasagnes dans un autre restaurant.


Le lendemain, on part en fin de matinée pour Potosi. Après quelques heures de bus, on arrive en milieu d’après-midi. Le temps de poser les bagages dans un hostel et nous voilà parti pour un petit tour de la ville. On passe devant une agence pour visiter les mines et on s’arrête prendre quelques renseignements. On ressort une demi-heure plus tard et là on n’en revient pas : c’est une véritable tempête qui s’abat sur la ville : pluie puis grêlons de la taille de petit-pois. On est obligé de se réfugier dans un commissariat de police pendant que les grêlons recouvrent entièrement le sol de blanc. On s’aventure dehors après quelques minutes d’attente mais on est trempés en 10 secondes ! On arrive enfin au café que l’on avait repéré et on est ravis d’être enfin au chaud. On mange une crêpe délicieuse (rien à voir avec celle de la veille), ainsi que des pâtes tout aussi savoureuses. Installés derrière la fenêtre avec notre thé et chocolat chaud à regarder la tempête dehors, c’est vraiment un super moment.


On se lève tôt pour partir à la découverte des mines. Je n’étais pas du tout partant pour cette excursion mais Thomas et le guide ont réussi à me convaincre de tenter l’expérience. La visite commence par un premier stop au marché des mineurs. C’est là qu’ils viennent acheter leurs fournitures : dynamite, casque, feuilles de coca… Tous les mineurs mâchent des feuilles de coca à longueur de journée à en avoir les joues gonflées comme des hamsters ! Apparemment cela leur donne de la force et les aide pour leurs efforts dans la mine. On peut acheter des cadeaux pour les mineurs, Thomas achète un bâton de dynamite et une boisson et des feuilles de coca. Deuxième stop pour l’équipement : on ressemble à de vrais mineurs maintenant avec notre combinaison et notre casque. Troisième stop à la raffinerie : c’est là que les mineurs apportent leurs minéraux. Ils sont payés en fonction de la quantité mais surtout de la qualité des minéraux extraits. Ils sont ensuite broyés, mélangés à l’eau et à d’autres produits chimiques comme de l’arsenic, du cyanure, du calcium… Evidemment aucun recyclage, triage ou mesures de protection de l’environnement. Tous les déchets sont déversés dans un lac à proximité… Les boues chargées en particules de zinc et d’argent précipitées sont entreposées pour sécher. Elles sont ensuite envoyées vers une autre fabrique qui les conditionne pour l’exportation. Nous sommes frappés par la vétusté des installations et par les équipements sommaires des travailleurs. On arrive ensuite devant l’entrée de la mine à flanc de montagne où la vue sur la ville est tout simplement sublime. On allume les lumières fixées à nos casques et c’est parti pour deux heures dans les entrailles de la mine. On s’arrête devant la statue représentant le Dieu du monde souterrain puis on part à la rencontre des mineurs en plein travail. On rencontre d’abord un premier groupe qui travaille dans un espace très réduit où les roches brillent de mille feux. Un deuxième groupe extrait des minéraux à l’aide d’un charriot et nous sommes surpris de voir l’un d’entre eux nous paraissant relativement âgé pour travailler dans la mine (environ quarante ans). Les mineurs atteignent rarement plus de soixante ans. Ils souffrent très souvent de la silicose, une maladie mortelle qui affecte les poumons à cause de l’inhalation de particules fines. Aucun traitement n’existe si ce n’est la greffe. Le troisième groupe en est la parfaite illustration. Ils étaient en train de forer la roche pour placer des bâtons de dynamite. Cette activité génère un nuage de poussière tellement dense qu’il est difficile de voir à travers. On arpente encore de nombreux tunnels toujours de plus en plus étroits. Je peux vous dire que je n’en menais pas large mais j’ai réussi à faire tout le parcours et j’étais ravie de voir à nouveau la lueur du jour. On rentre à Potosi où l’on déguste une pizza en compagnie de nos co-aventuriers d’un jour. On récupère nos bagages et on se dirige vers le terminal pour prendre un bus pour Uyuni. Après s’être trompés de terminal et avoir trempés les chaussures (la pluie a refait son apparition), on embarque pour 4h de route.


The least we can say is that we did not have a very good night on this bus. We had almost not sleep because of the somewhat brutal driver and the relatively hilly road ... Once we arrive to Sucre (6am), it takes us a while to walk to the city center because of the fussy information giving by locals. We finally drop our bags in a very nice hostel and rest a little. We came out later for a hearty Canadian breakfast: pancakes with maple syrup. After recovering some strength, we visit the city which is very pretty. The central square is very clean and welcoming, surrounded with old buildings in very good condition. We walked to the mirador where the view of the city is really beautiful. The weather is good and we enjoy it. We continue our small tour to the central market and enjoy a really cheap and delicious lemonade. We continue our trip to the Bolivar Park which is a large green space where we can find a miniature replica of the Eiffel Tower! In the evening, we grab a reblochon crepe that we had spotted earlier in the day. Unfortunately, it was one of the worst crepe we ate in our life! Besides, the cheese was not reblochon. We still can not believe they claim to be a creperie ... We finish our meal with a good lasagne dish in another restaurant.


The next day, we leave Sucre at the end of the morning for Potosi. After a few hours of bus, we arrive in the middle of the afternoon. The time to put the luggage in a hostel and we left for a small tour of the city. We pass by an agency to visit the mines and we stop to take some information. We leave the agency half an hour later and we are really surprised: it is a real storm that falls on the city: rain and then hail the size of pea. We are obliged to take refuge in a police station while the hailstones completely cover the ground with white. We venture out after a few minutes of waiting but we are soaked in 10 seconds! We finally arrived at the cafe that we had spotted and we are delighted to be finally warm. We eat a delicious crepe (nothing to do with the previous day), as well as pasta just as tasty. Installed behind the window with our hot chocolate and tea watching the storm outside, it is really a great time.


The next morning, we get up early to explore the mines. I was not at all interested in this excursion but Thomas and the guide were able to convince me to try the experience. The tour begins with a stop at the miners' market. It's where they come to buy their supplies: dynamite, helmet, coca leaves ... All miners chew coca leaves all day long until they have their cheeks swollen like hamsters! Apparently it gives them strength and helps them with their efforts in the mine. Since we can buy gifts for minors, Thomas buys a stick of dynamite and me a drink and coca leaves. Second stop for the equipment: we look like real miners now with our suit and helmet. Third stop at the refinery: this is where the miners bring their minerals. They are paid according to the quantity but especially the quality of minerals extracted. They are then crushed, mixed with water and other chemicals such as arsenic, cyanide, calcium ... Obviously no recycling, sorting or environmental protection measures are taken. All wastes are dumped into a nearby lake ... Sludge loaded with precipitated zinc and silver particles is stored to dry. They are then sent to another factory which conditions them for export. We are struck by the dilapidated facilities and the basic equipment of the workers. We then arrive in front of the entrance to the mine on the mountainside where the view of the city is simply sublime. We turn on the lights on our helmets and left for two hours in the bowels of the mine. We stop in front of the statue representing the God of the underground world and then we go to meet the miners at work. First, we meet a group working in a very small space where the rocks shine with a thousand lights. A second group extracted minerals using a carriage and we were surprised to see one of them looking quite old to work in the mine (about forty years old). Minors rarely reach more than sixty years old. They very often suffer from silicosis, a fatal disease that affects the lungs because of the inhalation of fine particles. No treatment exists except lung transplantation. The third group is the perfect illustration of the dust exposure bringing to this disease. They were drilling the rock to place sticks of dynamite. This activity generates a cloud of dust so dense that it is difficult to see through. We continue our way through many tunnels which get narrower and narrower. I can tell you that I did not feel reassured but I managed to do the whole route and I was delighted to see again the light of day. We return to Potosi where we enjoy a pizza with our co-adventurers of the day. We pick up our luggage and we go to the terminal to take a bus to Uyuni. After having been to the wrong bus terminal and having soaked our shoes (the rain has reappeared), we embark for 4 hours of road.



 
 
 

Commentaires


great things never came from comfort zones

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